<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>La danse du destin</title>
	<atom:link href="http://www.agostino-reportages.com/expo/?feed=rss2" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://www.agostino-reportages.com/expo</link>
	<description>Sarajevo, 12 ans après</description>
	<lastBuildDate>Tue, 09 Feb 2021 18:54:17 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	
		<item>
		<title>la fillette qui jouait dans une carcasse de voiture</title>
		<link>http://www.agostino-reportages.com/expo/?p=414&#038;utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=la-fillette-qui-jouait-dans-une-carcasse-de-voiture</link>
		<comments>http://www.agostino-reportages.com/expo/?p=414#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 11 Dec 2011 19:24:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[portraits]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.agostino-reportages.com/expo/?p=414</guid>
		<description><![CDATA[Ecoutez le témoignage L’endroit où j’a vais pris la photo de la fillette qui jouait dans une carcasse de voiture au milieu d’un parking derrière l’Holiday Inn était méconnaissable: les immeubles en ruines avaient été démolis, et d’autres avaient pris leur place. Tout l’environnement avait changé. J’ai laissé des copies de la photo avec un [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.agostino-reportages.com/expo/wp-content/uploads/2011/12/226048-1024x676.jpg" alt="" title="Sarajevo 1994-2006 : destins de guerre" width="950" height="627" class="aligncenter size-large wp-image-415" /></p>
<p><strong>Ecoutez le témoignage</strong></p>
<p><audio controls src="/expo/wp-content/uploads/2011/12/23-Hana-Dapogood3-Voiture-et-voix.mp3"></audio></p>
<p>L’endroit où j’a vais pris la photo de la fillette qui jouait dans une carcasse de voiture au milieu d’un parking derrière l’Holiday Inn était méconnaissable: les immeubles en ruines avaient été démolis, et d’autres avaient pris leur place. Tout l’environnement avait changé. J’ai laissé des copies de la photo avec un message qui a été affiché. Le lendemain, la mère de la fillette m’appelait. Au rendez-vous avec la fille, je ne croyais pas à mes yeux.</p>
<p><em>« Je suis Hana Dapo . Je suis bien surprise que tu aies réussi à me retrouver grâce à cette photo que ma maîtresse d’école a vu. Je ne me rappelle pas ces moments mais je me souviens que dans lors des moments de cessez-le-feu je m’amusais en secret de mes parents à jouer avec les carcasses de voitures.Je viens de terminer mes études à l’Institut de Management Commercial, une grande école de commerce. Maintenant, je veux me spécialiser dans le marketing et j&#8217;espère que je vais devenir un grand dirigeant dans l&#8217;industrie du marketing. Je m&#8217;emploie de toute force pour terminer mes études et devenir la meilleure dans ce domaine et intégrer une grande entreprise. Mais la carrière professionnelle n’est pas tout dans la vie: je veux me réveiller  le matin  entourée des personnes que j&#8217;aime,  avoir une famille et mes amis autour de moi et les aider à concrétiser leurs rêves et ambitions.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><img src="http://www.agostino-reportages.com/expo/wp-content/uploads/2011/12/226049-1024x682.jpg" alt="" title="Sarajevo 1994-2006 : destins de guerre" width="950" height="632" class="aligncenter size-large wp-image-416" /></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.agostino-reportages.com/expo/?feed=rss2&#038;p=414</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>inquiétude pour le futur des jeunes</title>
		<link>http://www.agostino-reportages.com/expo/?p=407&#038;utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=inquietude-pour-le-futur-des-jeunes</link>
		<comments>http://www.agostino-reportages.com/expo/?p=407#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 11 Dec 2011 19:19:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[portraits]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.agostino-reportages.com/expo/?p=407</guid>
		<description><![CDATA[Ecoutez le témoignage Le marbrier Topcagic n’a jamais arrêté de sculpter des tombes pendant la guerre. Issu de l’Académie des Beaux Arts, la demande pour des pierres tombales était bien plus grande que celle pour ses créations artistiques. Aujourd’hui il continue à travailler dans son atelier submergé de poussière; ses cheveux ont blanchi à cause de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.agostino-reportages.com/expo/wp-content/uploads/2011/12/226052-1024x677.jpg" alt="" title="Sarajevo 1994-2006 : destins de guerre" width="950" height="628" class="aligncenter size-large wp-image-409" /></p>
<p><strong>Ecoutez le témoignage</strong></p>
<p><audio controls src="/expo/wp-content/uploads/2011/12/26-TOPKAGIC.mp3"></audio></p>
<p>Le marbrier Topcagic n’a jamais arrêté de sculpter des tombes pendant la guerre. Issu de l’Académie des Beaux Arts, la demande pour des pierres tombales était bien plus grande que celle pour ses créations artistiques. Aujourd’hui il continue à travailler dans son atelier submergé de poussière; ses cheveux ont blanchi à cause de la poussière, de l’âge ou peut-être à cause de ses propres soucis… En tout cas ses affaires semblent bien tourner; pendant qu’il vieillit un jeune assistant  l’aide et il va bientôt prendre la relève. </p>
<p>Il me parle de son inquiétude pour le futur des jeunes … </p>
<p><em>«  Sarajevo ça va pour ceux qui ont du travail, mais pour les autres?</p>
<p>Il y a une ambiance, une atmosphère de transition mais nous ne comprenons pas cette transition. C’est un problème… Des problèmes… Nous ne comprenons pas la transition vers  l’Europe. Les routes, les maisons, tout est différent, tout est différent… La démocratie, tout est différent…Et puis les années passent… Quinze ans… Quinze ans et maintenant moi, il me reste peut-être encore cinq ans, et puis plus rien…Quelle est ma mission ? Pourquoi je travaille? Tous sont tristes, sans raison, plus ou moins sans travail, mais tristes, tous. </p>
<p>Et qu’ils aient des diplômes ou non, c’est pareil pour tous. C’est pareil.La guerre n’a pas changé le cerveau ou les pensées des gens… Beaucoup de bon propos, mais après rien. Quand c’est le moment de montrer ce qu’ on a appris de l&#8217; histoire c’est encore la même chose, on répète les mêmes erreurs. De nouvelles personnes, de nouveaux amis, ça serait bien.Mais nous, nous ne pouvons pas y arriver. Nous ne pouvons pas…On a trop de vécu. Maintenant, il y a la nouvelle génération. </p>
<p>Les  jeunes, eux, ils devraient s’en sortir, mais nous, nous ne savons pas, nous ne sommes pas faits pour ça, nous sommes différents, ancrés à notre passé trop lourd, notre Tito et le reste… Nous n’arrivons pas à aller de l’avant… à prendre un nouveau  chemin, nous ne voyons pas l’Europe. Pas d’Europe ici…On va avoir des  voitures, des impôts  des choses nouvelles, mais pas d’autre choix… Non pas d’autres possibilités de choisirC’est comme ça.Pour les jeunes, les jeunes, ça ce sera pour les jeunes…le grand changement.Mais pour nous, rien ne change, rien ne va se passer…Dans  4-5 ans  je suis à la retraite… Les gens nés la même année que moi, nous attendons de partir… Moi et les gens de ma génération…Nous avons  beaucoup d’énergie, nous avons connu Markovic, le Marxisme, pendant trente ans… Dix ans d’inflation… Une année d’embargo et les problèmes… Quatre ans de guerre… Ça fait quinze ans… Et six ans d’après guerre, ça fait vingt et un ans, plus les trente ans de contraintes… On ne peut pas résister, c’est trop dur…Toutes ces longues années ont changé nos pensées&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><img src="http://www.agostino-reportages.com/expo/wp-content/uploads/2011/12/226053-1024x682.jpg" alt="" title="Sarajevo 1994-2006 : destins de guerre" width="950" height="632" class="aligncenter size-large wp-image-410" /></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.agostino-reportages.com/expo/?feed=rss2&#038;p=407</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>A l &#8216;Opera…</title>
		<link>http://www.agostino-reportages.com/expo/?p=224&#038;utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=a-l-opera%25e2%2580%25a6</link>
		<comments>http://www.agostino-reportages.com/expo/?p=224#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 06 Nov 2011 22:04:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[portraits]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.agostino-reportages.com/expo/?p=224</guid>
		<description><![CDATA[Ecoutez le témoignage douze ans plus tôt, une jeune fille y répétait à la barre chaque jour, jusqu&#8217;à ce que l’école de ballet ferme car il était devenu trop dangereux de danser face aux snipers. Exposées aux tirs, les vitres de la salle de répétition étaient criblées d&#8217;impacts de balles et d&#8217;obus. Tandis que les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.agostino-reportages.com/expo/wp-content/uploads/2011/11/226061new-682x1024.jpg" alt="" title="L&#039;inconnue" width="682" height="1024" class="aligncenter size-large wp-image-225" /></p>
<p><strong>Ecoutez le témoignage</strong></p>
<p><audio controls src="/expo/wp-content/uploads/2011/11/01-Danseuse.mp3"></audio></p>
<p>douze ans plus tôt, une jeune fille y répétait à la barre chaque jour, jusqu&#8217;à ce que l’école de ballet ferme car il était devenu trop dangereux de danser face aux snipers. Exposées aux tirs, les vitres de la salle de répétition étaient criblées d&#8217;impacts de balles et d&#8217;obus. Tandis que les jeunes danseurs étaient appelés au front, cette danseuse n’avait de cesse de travailler en solo le Lac des Cygnes en solo&#8230;.Dans cette danse des destins, elle aussi avait disparu sans laisser de traces.</p>
<p>Seule ma danseuse avait disparu. Peut-être à jamais&#8230;</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.agostino-reportages.com/expo/?feed=rss2&#038;p=224</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Tijana la musicienne</title>
		<link>http://www.agostino-reportages.com/expo/?p=220&#038;utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=tijana-la-musicienne</link>
		<comments>http://www.agostino-reportages.com/expo/?p=220#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 06 Nov 2011 22:02:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[portraits]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.agostino-reportages.com/expo/?p=220</guid>
		<description><![CDATA[Ecoutez le témoignage J’ ai retrouvé Tijana presque par hasard: je me trouvais à l’ académie de musique à la recherche des jeunes musicien que j’ avais photographié pendant le siège. Malheureusement aucune d’entre eux n’avait continué sa carrière professionnelle dans la musique. Une fille s’est reconnue sur une photo du Chœur du centre culturel [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.agostino-reportages.com/expo/wp-content/uploads/2011/11/226089new-1024x698.jpg" alt="" title="Musique bosniaque en tête " width="950" height="647" class="leftcenter size-large wp-image-221" /></p>
<p><strong>Ecoutez le témoignage</strong></p>
<p><audio controls src="/expo/wp-content/uploads/2011/11/18-TIJANA.mp3"></audio></p>
<p>J’ ai retrouvé Tijana presque par hasard: je me trouvais à l’ académie de musique à la recherche des jeunes musicien que j’ avais photographié pendant le siège. Malheureusement aucune d’entre eux n’avait continué sa carrière professionnelle dans la musique. Une fille s’est reconnue sur une photo du Chœur du centre culturel Bosnie Club. C’était Tijana, qui à l’époque chantait dans cette chorale de filles des chansons traditionnelles bosniaques. Leur professeur avait décédé, et aujourd’hui c’est elle qui dirige cette même chorale. Ce n’est pas tout, car elle s’est engagée à fond dans la musique: elle accompagne les cours de danse classique au piano, chante et joue dans des concerts rock et…en général, tout ce qui a voir avec la culture l’intéresse.</p>
<p><em>&laquo;&nbsp;Je m’appelle Tijana Viknimic. Je suis professeur d’orchestre dans l’école de musique. J’ai étudié la musique à l’académie de Sarajevo. J’essaie de transmettre le savoir et la curiosité musicale à mes élèves. Je joue tout type de musique et je dirige une chorale de femmes. Ce cœur existait en 1995. Nous essayons de présenter la Bosnie dans sa plus belle lumière. J’adore le rock et vous pouvez me voir souvent dans les concerts. J’ai beaucoup réfléchi sur le fait d’être restée ici à Sarajevo pendant le siège. J’avais l’opportunité de partir en Italie, en Allemagne ou dans les Pays Bas. Mais j’ai décidé de rester. Si j’avais quitté le pays j’aurais du mal aujourd’hui d’y retourner et de regarder les gens en face, droit dans les yeux. Mais franchement je n’ai rien contre ceux qui aujourd’hui rentrent à Sarajevo. S’ils n’étaient pas riches pour rester dans le pays d’accueil, ils peuvent se permettre de mener la belle vie en Bosnie. Je les admire presque pour leur courage ou mieux pour leur culot de se montrer parmi nous en s’exclamant souvent «on a bien souffert loin de notre pays» Je pense que les gens, et surtout les jeunes doivent rester en Bosnie et se battre pour avoir une société et une vie meilleure car si tout le monde part qui va construire ce pays? Sûrement pas la vieille garde. On a besoin de la nouvelle génération. Sarajevo n’est pas malheureusement la même ville d’avant le conflit. Beaucoup de monde est parti, d’autres sont arrivés de la campagne et des villages tout autour avec différentes exigences. C’est ce qu&#8217;on appelle «urbicide»</p>
<p>Beaucoup de monde qui vit aujourd’hui ici n’est pas sensible à la culture. Par exemple, il n’y a pas assez de public aux concerts, aux exhibitions, aux rencontres littéraires. On va avoir beaucoup de festivals, de musique, littérature, art, mais le public n’est pas présent. C’est pour cela qu’il faut éduquer les gens.</p>
<p>Il faut empêcher que la ville ne devienne à jamais un village elle doit redevenir un centre culturel de la Bosnie et des Balkans.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><img src="http://www.agostino-reportages.com/expo/wp-content/uploads/2011/11/226091new-1024x682.jpg" alt="" title="Aujourd’hui Tijana vit pour la musique" width="950" height="632" class="alignnone size-large wp-image-222" /></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.agostino-reportages.com/expo/?feed=rss2&#038;p=220</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Dans le cimetière, les snipers</title>
		<link>http://www.agostino-reportages.com/expo/?p=216&#038;utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=dans-le-cimetiere</link>
		<comments>http://www.agostino-reportages.com/expo/?p=216#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 06 Nov 2011 21:58:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[portraits]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.agostino-reportages.com/expo/?p=216</guid>
		<description><![CDATA[Ecoutez le témoignage Dans le printemps ‘94 je suis passé près du cimetière sur la colline de la ville où, au milieu des vieilles tombes musulmanes, des enfants jouaient «à la guerre». Ils imitaient les snipers qui, du haut des collines, visaient leurs cibles. Parmi les photos j’ai choisi celle où Jasmin et Dzenan étaient [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.agostino-reportages.com/expo/wp-content/uploads/2011/11/226050new-1024x667.jpg" alt="" title="Jouant aux snipers " width="950" height="618" class="aligncenter size-large wp-image-217" /></p>
<p><strong>Ecoutez le témoignage</strong></p>
<p><audio controls src="/expo/wp-content/uploads/2011/11/21-Cimitiere.mp3"></audio></p>
<p>Dans le printemps ‘94 je suis passé près du cimetière sur la colline de la ville où, au milieu des vieilles tombes musulmanes, des enfants jouaient «à la guerre». Ils imitaient les snipers qui, du haut des collines, visaient leurs cibles. Parmi les photos j’ai choisi celle où Jasmin et Dzenan étaient ensemble, mais, à ma surprise, je découvre qu’ils ne se connaissaient pas, et qu’ils avaient juste joué quelques jours ensemble lors du déplacement de leurs familles dans ce quartier.</p>
<p>On est retourné au même endroit, qui a bien changé depuis. Ils ont entamé une conversation en essayant de faire remonter les souvenirs de cette période.</p>
<p><em>Dzenan : Mon Dieu, cela fait si longtemps. On était si petits et si on s’était rencontré dans la rue ou dans un café on ne se serait pas reconnus. C’est un ami de mon frère qui a vu la photo dans le magasin près du cimetière et qui m’a reconnu et conduit le photographe chez moi. Après mes parents t’ont reconnu. Moi, je ne pouvais pas me souvenir de ta tête ni des enfants avec qui je jouais à l’époque.</p>
<p>Jasmin : Moi non plus. On a vécu près du cimetière pendant le siège. Nos maisons étaient dans des zones à trop haut risque. Mais après on s’est perdu de vue. C’est donc grâce à cette photo si on se retrouve. Moi, je suis en première année d’école générale…</p>
<p>Dzenan : Moi, je suis en première année d&#8217;école de tourisme. J&#8217;espère de bien terminer mon année.</p>
<p>Rien de vraiment  important chez moi. Je m&#8217;entraîne au handball, mais je le fais pour éviter de rester dans la rue et bien sûr je cours derrière les filles!</p>
<p>Jasmin : Moi aussi je traîne derrière les filles. Mais comment va ta famille là  haut, à la maison…</p>
<p>Dzenan : comme d&#8217;habitude, mon frère va bien, son travail marche bien. Tout va bien et toi ?</p>
<p>Jasmin : Bien. J’ai eu un petit frère…</p>
<p>Dzenan : Quel chance&#8230; il vaut mieux avoir un frère qu&#8217;être tout seul mon ami.</p>
<p>Jasmin : C&#8217;est sûr. Est-ce que qu&#8217;il y a des filles dans ton école.</p>
<p>Dzenan : Les chances sont minces … Mais il y en a en ville. Sarajevo est pleine de belles filles. Il suffit de bouger un peu; elles sont partout!  Où est que tu sors?</p>
<p>Jasmin : Je fréquente beaucoup de petits cafés dans le centre et à Bascarsija. Peut-être dans les mêmes où tu vas, mais comme je t’ai déjà dit on ne se serait pas reconnus.  Enfin maintenant ça va être différent, du moins j’espère.</p>
<p>Dzenan : Dis donc, tu me laisses ton adresse e-mail?</em></p>
<p><img src="http://www.agostino-reportages.com/expo/wp-content/uploads/2011/11/226051new-1024x682.jpg" alt="" title="Jasmin et Dzenan de retour au cimetière" width="950" height="632" class="aligncenter size-large wp-image-218" /></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.agostino-reportages.com/expo/?feed=rss2&#038;p=216</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>La vitre</title>
		<link>http://www.agostino-reportages.com/expo/?p=208&#038;utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=la-vitre</link>
		<comments>http://www.agostino-reportages.com/expo/?p=208#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 06 Nov 2011 21:49:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[portraits]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.agostino-reportages.com/expo/?p=208</guid>
		<description><![CDATA[Ecoutez le témoignage Aldin et Amel ne se connaissaient pas pendant le conflit. Leurs familles avaient été déplacées dans le quartier où j’avais pris la photo. Ils avaient joué ensemble quelque fois avec d’autres enfants au milieu des carcasses de voitures dans un parking. Puis ils étaient rentrées dans leurs zones d’origine. Impossible de retrouver [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.agostino-reportages.com/expo/wp-content/uploads/2011/11/226003new-1024x661.jpg" alt="" title="Le pare-brise criblé" width="950" height="613" class="aligncenter size-large wp-image-209" /></p>
<p><strong>Ecoutez le témoignage</strong></p>
<p><audio controls src="/expo/wp-content/uploads/2011/11/05-Parabrise.mp3"></audio></p>
<p>Aldin et Amel  ne se connaissaient pas pendant le conflit. Leurs familles avaient été déplacées  dans le quartier où j’avais pris la photo. Ils avaient joué ensemble quelque fois avec d’autres enfants au milieu des carcasses de voitures dans un parking. Puis ils  étaient rentrées dans leurs zones d’origine. Impossible de retrouver cet endroit pour moi avant que le quotidien  Havas décide de me suivre dans mes démarches en publiant l’image prise en ’94. Ainsi la mère d’ Aldin a reconnu son fils et aussi son petit copain de jeux. Tout s’était passé trop vite à l’époque et peut être seulement  aujourd’hui ils vont se lier rencontrer à nouveau. Après 12 ans ils se parlent:</p>
<p>Aldin : Qu’est-ce que tu fais?</p>
<p>Amel : Je termine mes études. Des études ferroviaires. Et toi?</p>
<p>Aldin : Je suis en première classe.</p>
<p>Amel : Je vais peut-être continuer en … métallurgie…</p>
<p>Aldin : Ok qu&#8217;est-ce que tu fais encore?</p>
<p>Amel : Je m&#8217;entraîne au basket…</p>
<p>Aldin- Où ça?</p>
<p>Amel : Je voulais le faire aussi mais c&#8217;est trop tard. Ils ont refusé de me prendre car je suis trop vieux. Je me suis entraîné dans quatre clubs et maintenant je joue dans la rue.Je m&#8217;entraîne aussi dans une salle.</p>
<p>Aldin : Moi aussi.</p>
<p>Amel : Où est-ce que tu sors?</p>
<p>Aldin : Je suis souvent au Ixu.</p>
<p>Amel : Moi aussi mais je ne t&#8217;ai jamais vu.</p>
<p>Aldin : Je ne viens pas le samedi car il y a des choses qui se passent. Tu le sais… Je suis là-bas vendredi et dimanche.</p>
<p>Amel : Moi, j’y suis tous les jours avec mes amis. Viens me rejoindre. De huit heures à une heure du matin. On va s’amuser et parler de nous!</p>
<p><img src="http://www.agostino-reportages.com/expo/wp-content/uploads/2011/11/226005new-1024x682.jpg" alt="" title="Derrière la vitrine" width="950" height="632" class="aligncenter size-large wp-image-210" /></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.agostino-reportages.com/expo/?feed=rss2&#038;p=208</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Le jeu du tramway</title>
		<link>http://www.agostino-reportages.com/expo/?p=197&#038;utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=le-jeu-du-tramway</link>
		<comments>http://www.agostino-reportages.com/expo/?p=197#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 06 Nov 2011 21:46:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[portraits]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.agostino-reportages.com/expo/?p=197</guid>
		<description><![CDATA[Ecoutez le témoignage Anisa et Almedina. Pendant des moments de cessez le feu les enfants jouaient au «tramway» sur la place près de la Bibliothèque Nationale: le «vrai» tram ne circulait plus depuis le début du siège. Par mes recherches je découvre que ces enfants étaient originaires d’autres quartiers, des déplacées. En passant par les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.agostino-reportages.com/expo/wp-content/uploads/2011/11/226006new-1024x670.jpg" alt="" title="Pendant des moments de cessez le feu" width="950" height="621" class="aligncenter size-large wp-image-198" /></p>
<p><strong>Ecoutez le témoignage</strong></p>
<p><audio controls src="/expo/wp-content/uploads/2011/11/06-Tramway.mp3"></audio></p>
<p>Anisa et Almedina. Pendant des moments de cessez le feu les enfants jouaient au «tramway» sur la place près de la Bibliothèque Nationale: le «vrai» tram ne circulait plus depuis le début du siège. Par mes recherches je découvre que ces enfants étaient originaires d’autres quartiers, des déplacées.</p>
<p>En passant par les écoles , les collèges, les universités j’ ai pu retracer Anisa qui étude médecine et Almedina, étudiante en agriculture. J’ai organisé  un rencontre là où 12 ans auparavant ils avaient joué tous ensemble. Mais au rendez-vous il y avait aussi des surprises, des histoire inattendues.</p>
<p> Enfin Anisa et Almedina se rencontrent  après beaucoup d’années et  plongent dans leurs souvenirs et récits.</p>
<p><em>Anisa : Ce fou de photographe,est passé par l’école primaire, le lycée, et est remonté jusqu&#8217;à’ à la faculté de médecine où j’étudie, pour me retrouver .Il a fait le tour de la ville 3 fois!</p>
<p>Almedina : Enfin pas si fou que ça, tu vois! Après tout, nous revoilà ensemble. Qui l’aurait jamais imaginé?</p>
<p>Anisa : Moi, je t’ai reconnu sans hésitation sur la photo. Mais, franchement, je n’ai qu’un vague souvenir de nos jeux sur la place quand il n’ y avait pas de tirs d’obus depuis les collines. Toute ma famille a déménagé. On vivait là-bas, loin de nos quartiers.</p>
<p>Il paraît qu’il a fait le tour de toutes les facultés de Sarajevo avant de te retrouver dans celle d’ Agriculture</p>
<p>Almedina : Exactement. Je suis en deuxième année. Mais, pourquoi les autres ne sont pas ici ?</p>
<p>Anisa : Il a trouvé Aicha. Tu te rappelles d’elle. Elle a 21 ans aujourd’hui. Elle est mariée et mère de deux enfants. Mais pas de chance pour elle: elle a épousé un un musulman intégriste. Elle s’habille complètement en noir. On peut seulement voir ses yeux ! Son mari n’a pas voulu qu’elle soit sur la photo.</p>
<p>Almedina : Déjà à l’époque, elle portait des robes noires.Mais  les autres?</p>
<p>Anisa &#8211; Le “grand garçon” à gauche, je ne me souviens pas de son nom. Il paraît qu’il est mort lorsque la guerre était sur le point de se terminer. Après, c’est toi  avec une robe rouge trop grande pour toi. Là, c’est Amila qui a émigré en Suisse, puis Ivana avec son T-shirt jaune de l’équipe d’Italie avec ses parents et Aida, je crois car je ne suis pas sûre de son prénom, en jogging fuchsia. Elle vit en Macédoine, à Skopje.</p>
<p>Almedina : Drôles de destinées que les nôtres. On jouait ensemble sur les lignes du tramway. Nos chemins se sont séparés pour finir par se recroiser et toutes les deux, nous faisons des études à l’ Université.</p>
<p>Anisa &#8211; Le temps passe si vite!</p>
<p>Almedina : Justement. Il faut que je rentre dans ma banlieue à Stup. C’est là que je vis. J’ai beaucoup de retard dans la préparation de mes examens. Il faut que je travaille dur ce soir. Mais, c’est promis la semaine prochaine, on se voit à  nouveau. On a tellement de choses à se dire! </em></p>
<p><img src="http://www.agostino-reportages.com/expo/wp-content/uploads/2011/11/226007new-1024x682.jpg" alt="" title="Anesa et Almedina aujourd hui universitaires sont au rendez vous" width="950" height="632" class="aligncenter size-large wp-image-199" /></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.agostino-reportages.com/expo/?feed=rss2&#038;p=197</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Les Jumeaux</title>
		<link>http://www.agostino-reportages.com/expo/?p=202&#038;utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=les-jumeaux</link>
		<comments>http://www.agostino-reportages.com/expo/?p=202#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 06 Nov 2011 21:45:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[portraits]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.agostino-reportages.com/expo/?p=202</guid>
		<description><![CDATA[Ecoutez le témoignage Les deux jumeaux Nadir et Faruk étaient bien heureux en 1994 quand, entre un couvre feux et l’ autre, ils allaient récupérer des colis humanitaires avec leurs grand-mère. A l ‘époque, attendre en file indienne pour recevoir du sucre et de la farine, pour eux, était comme un jeu. Une des rares [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.agostino-reportages.com/expo/wp-content/uploads/2011/11/226010new-1024x674.jpg" alt="" title="Un moment de bonheur avec la grand-mère" width="950" height="625" class="aligncenter size-large wp-image-203" /></p>
<p><strong>Ecoutez le témoignage</strong></p>
<p><audio controls src="/expo/wp-content/uploads/2011/11/10-Twins.mp3"></audio></p>
<p>Les deux jumeaux Nadir et Faruk étaient bien heureux en 1994 quand, entre un couvre feux et l’ autre, ils allaient récupérer des colis humanitaires avec leurs grand-mère.</p>
<p>A l ‘époque, attendre  en file indienne pour recevoir du sucre et de la farine, pour eux, était  comme un jeu.  Une des rares occasions pour sortir de la maison. Je me suis baladé une semaine autour de la colline de Bistrik avant de retrouver ces deux adolescents: ils ont beaucoup changé ainsi que leurs vies. Aisha, leur grand-mère n’est plus là; elle avait survécu les bombes mais elle a succombé à l’ âge. Les deux garçons sont toujours inséparables mais s’habillent strictement de façon différente…</p>
<p><em>«Je m&#8217;appelle Faruk Telalovic. Je suis les cours de l&#8217;école de médecine dans la branche de physiothérapie. Je me rappelle de ma grand-mère Aisha. Elle nous gardait, mon frère jumeau Nadir et moi. Ella nous emmenait récupérer les colis d’aide humanitaire entre deux bombardements. Je me souviens encore du bruit des bombes.»</p>
<p>Nadir &#8211; «A l’époque, attendre en file indienne pour recevoir du sucre et de la farine nous amusait beaucoup. Quand notre grand-mère nous faisait signe qu’il était temps d’ y aller , nous éprouvions une grande joie. C’était une des rares occasions de sortir de la maison. Aujourd’hui, grâce à Dieu tout a changé mais elle n’est plus là.»</p>
<p>Faruk  «Mon passe-temps préféré est le foot et on s’entraîne pour l&#8217;équipe de NK Zeljeznicar, un club bosniaque de Sarajevo</p>
<p>Eh oui, nous faisons tout ensemble: l’école, les sorties en ville, l’entraînement. Nous sommes ensemble en classe, nous nous entraidons toujours … mais nous nous battons aussi.</p>
<p>Nous aimons les mêmes choses sauf d’avoir à porter les mêmes vêtements»</em></p>
<p><img src="http://www.agostino-reportages.com/expo/wp-content/uploads/2011/11/226011new-1024x682.jpg" alt="" title="Une promenade ordinaire" width="950" height="632" class="aligncenter size-large wp-image-204" /></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.agostino-reportages.com/expo/?feed=rss2&#038;p=202</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Namik et son mouton</title>
		<link>http://www.agostino-reportages.com/expo/?p=190&#038;utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=190</link>
		<comments>http://www.agostino-reportages.com/expo/?p=190#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 06 Nov 2011 21:36:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[portraits]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.agostino-reportages.com/expo/?p=190</guid>
		<description><![CDATA[Ecoutez le témoignage Namik ne se balade plus avec son mouton. Aujourd’hui, faute de moyens, Namik continue à vivre chez ses parents et travaille comme chauffeur de taxi. il aimerait changer de travail. Malgré la précarité, il garde le moral avec un brin d’humour et l’espoir, un jour, de changer de métier. &#171;&#160;J’ai terminé mes [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.agostino-reportages.com/expo/wp-content/uploads/2011/11/226022new-1024x672.jpg" alt="" title="Namik et son mouton sur les collines de Sarajevo" width="950" height="623" class="aligncenter size-large wp-image-191" /></p>
<p><strong>Ecoutez le témoignage</strong></p>
<p><audio controls src="/expo/wp-content/uploads/2011/11/15-NAMIK.mp3"></audio></p>
<p>Namik ne se balade plus avec son mouton. Aujourd’hui, faute de moyens, Namik continue à vivre chez ses parents et travaille comme chauffeur de taxi. il aimerait changer de travail. Malgré la précarité, il garde le moral avec un brin d’humour et l’espoir, un jour, de changer de métier.</p>
<p><em>&laquo;&nbsp;J’ai terminé mes études et après j’ai trouvé un poste de chauffeur de taxi. Tu as remarqué: on t’a indiqué où j‘habite mais c’était difficile de me trouver à la maison! Je travaille 12 heures par jour  et dans un mois je peux prendre seulement 2 jours de repos. Aujourd’hui c’est un de ces jours.</p>
<p>Tu as donc de la chance de me trouver. Je n’ai pas trop à me plaindre par contre. Je connais beaucoup de jeunes qui n’arrivent pas à trouver un travail. On est dans une situation de transition et il faut attendre encore quelques années pour voir de nettes améliorations de la vie de tout le monde.</p>
<p>Les gens préfèrent marcher ou utiliser le tramway et le bus plutôt que le taxi. Par manque de moyens… J’espère que la société pour laquelle je travaille ne fermera pas car la concurrence est grande.</p>
<p>Je sens qu’il y a un futur ici dans ma ville. C’est pour cela je n’ai pas envisagé de partir à l’étranger. Je rêve de l’Italie, la France, la Grèce mais seulement pour il y aller une ou deux semaines en vacances. C’est seulement une question de temps: après les choses iront mieux. Les jeunes ont besoin d’une vie meilleure. Enfin, il faut sourire après tout ce qu’on a vécu!&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><img src="http://www.agostino-reportages.com/expo/wp-content/uploads/2011/11/226023new-1024x682.jpg" alt="" title="Conducteur de taxi" width="950" height="632" class="aligncenter size-large wp-image-192" /></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.agostino-reportages.com/expo/?feed=rss2&#038;p=190</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Sevala, la &#171;&#160;pierre&#160;&#187; de Bascarsija pendant le siège</title>
		<link>http://www.agostino-reportages.com/expo/?p=186&#038;utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=sevala-la-pierre-de-bascarsija-pendant-le-siege</link>
		<comments>http://www.agostino-reportages.com/expo/?p=186#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 06 Nov 2011 21:32:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[portraits]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.agostino-reportages.com/expo/?p=186</guid>
		<description><![CDATA[Ecoutez le témoignage Dès le début de mes recherches tout le monde s’arrêtait sur la photo de cette femme qui pendant la guerre, habillée en costume traditionnel, vendait des journaux tous les jours devant la Mosquée. On m’avait assuré qu’il était très facile de la rencontrer, surtout le matin dans la rue piétonne. Mais, après [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.agostino-reportages.com/expo/wp-content/uploads/2011/11/226032new-1024x655.jpg" alt="" title="Sevala, la &quot;pierre&quot; de Bascarsija pendant le siège" width="950" height="607" class="aligncenter size-large wp-image-187" /></p>
<p><strong>Ecoutez le témoignage</strong></p>
<p><audio controls src="/expo/wp-content/uploads/2011/11/24-SEVALA-.mp3"></audio></p>
<p>Dès le début de mes recherches tout le monde s’arrêtait sur la photo de cette femme qui pendant la guerre, habillée en costume traditionnel, vendait des journaux tous les jours devant la Mosquée.</p>
<p>On m’avait assuré qu’il était très facile de la rencontrer, surtout le matin dans la rue piétonne.</p>
<p>Mais, après trois semaines de recherche, elle avait quatre noms différents, cinq adresses et certains croyaient qu’elle était décédé. A la quatrième semaine de recherche, quand désormais cette rencontre semblait impossible et mon espoir de la retrouver se perdait, une jeune fille m&#8217;a  dit de me présenter le matin très tôt devant la distribution de pain et de farine fait par la ville pour aider des familles défavorisées. Sevala était là. J’ai eu du mal à la reconnaître: elle n’était plus en robe traditionnelle, elle ne portait plus le foulard, sa peau n’était plus blanche comme avant, elle avait vieilli mais toujours aussi belle et ses yeux clairs encore rayonnants. Elle m’a ainsi parlé, d’une voix émue et sur le point des larmes: </p>
<p><em>«Merci, merci beaucoup. Je suis Sevala. Vous êtes la première personnes depuis 15 ans qui me demande mon nom,qui s’intéresse a moi. Je pouvais disparaître et personne ne s’en serait aperçu.</p>
<p>J’ai vendu les journaux pendant et après la guerre, pendant plus de 15 ans. Je suis la &laquo;&nbsp;pierre&nbsp;&raquo; de Bascarsija, (le vieux quartier historique). Toute la ville m’achetait des journaux, mais personne ne s’intéressait à moi. Jamais on me m’a demandé autre chose que des journaux, personne ne m’a jamais invitée boire un café.Tout le monde me connaît mais personne ne sais qui je suis».</p>
<p>Je suis touché par ses mot et je me laisse convaincre de la suivre chez elle dans  son petit appartement du Novo Sarajevo. Dans un ascenseur déglingué, on monte lentement jusqu’au 16ème étage d’une tour bien délabrée.</p>
<p>«Welcome to Sarajevo», s’exclame-t-elle en poussant la porte d’entrée. Un petit appartement lui aussi bien en ruines, qui montre encore des traces évidentes du conflit. Faute d’argent, pas d’eau, pas d’électricité!</p>
<p>«Entre je vais te montrer ma Yougoslavie». </em></p>
<p>Je ne comprend pas .</p>
<p>Elle ouvre une grosse boite d’où elle sort son passé: son diplôme de langue arabe, ses photos en voyage à Belgrade, ses photos d’ étudiante,  son «cher Tito», le club des joueurs de l’ Ex-Yougoslavie mais surtout son vieux précieux passeport Yougoslave.</p>
<p><img src="http://www.agostino-reportages.com/expo/wp-content/uploads/2011/11/226033new-1024x682.jpg" alt="" title="12 ans après Dans l&#039;oubli" width="950" height="632" class="aligncenter size-large wp-image-188" /></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.agostino-reportages.com/expo/?feed=rss2&#038;p=186</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>
