Ces femmes qui font renaître l\'Asie post-tsunami
femme transportant des briques

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femme transportant des briques

femme transportant des briques exposition du 8 au 14 mars 2006
Salle des Actes
du lundi au vendredi, de 9h à 18h


UNESCO
7 place de Fontenoy
75007 Paris France

logo unesco
conception réalisation
lonia
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Le raz-de-marée, comme bien des catastrophes dites naturelles, a frappé aveuglément et pourtant de manière discriminatoire : dans certaines régions, on a ainsi recensé jusqu'à quatre fois plus de victimes féminines que masculines.
Il y a plusieurs explications à ce phénomène : on a dit que le corps des femmes offre une moindre capacité de résistance aux vagues ou d'arrimage aux arbres que celui des hommes. Une autre raison plus vraisemblable s’impose : le réflexe de sauver en priorité les enfants et autres membres de la famille plutôt que de fuir en abandonnant tout derrière soi.

Il est difficile de prévoir aujourd'hui quelles seront, dans les années à venir, les conséquences du Tsunami sur la vie sociale des femmes dans ces pays. Mais je peux témoigner et révéler mes impressions sur ce que j'ai vu lors de mon périple.
Les femmes sont omniprésentes sur les chantiers de reconstruction, soit en tant que bénévoles ou ouvrières des programmes «cash for work».

Les femmes s'attellent partout à la tâche : dans les centres d'accueil, les écoles ou les commerces, mais aussi dans les chantiers les plus difficiles, dans la pêche ou encore l'artisanat, activités autrefois réservées aux hommes. Dans cette situation extrême, les femmes ont fait preuve d’un instinct de survie inouï qui leur a conféré un pouvoir et une confiance inédits.

Cette ardeur au travail découle peut-être de l'instinct maternel et d’une obsession du devenir de leurs enfants. En vérité, c’est sur l’énergie de ces battantes que la société peut compter pour la résurrection de ces paradis encore sinistrés.


Agostino Pacciani
www.agostino-reportages.com